Les Nuits de Fourvière 2007

Les Nuits de Fourvière 2007

Pour cette nouvelle édition des Nuits de Fourvières, la programmation est encore une fois alléchante et de qualité. En tout, il y a eu 51 représentations pour 36 spectacles dont 4 créations et 6 exclusivités françaises. Dans cet éventail de choix en tout genre (danse, musique, théâtre et cinéma) nous avons assisté à 3 concerts : Madeleine Peyroux avec en première partie Michel Legrand et Chucho Valdes ; The Servant et The Good the Bad and the Queen ; et pour la dernière soirée Craig Amstrong avec en tête d’affiche le duo français AIR.

Ce n’est pas le théâtre de la mer à Sète, mais ça vaut tout de même le coup ! Les différentes représentations du festival des Nuits de Fouvières se déroulent dans les différents théâtres de Fourvières mais le lieu le plus agréable et inédit est sans conteste l’amphithéâtre de Fourvière. Le site est relativement bien préservé et l’on peut voir en fond de la scène, la nuit tomber sur Lyon. Pour cette découverte des Nuits de Fourvières, nous avons commencé tout en douceur avec le concert de Michel Legrand & Chucho Valdes, suivi de Madeleine Peyroux. C’est au son du piano que cette soirée a débuté . Michel Legrand ,compositeur habitué des films de Varda, et son compère Chucho Valdes ,grand pianiste de Cuba, ont enchanté le théâtre. Face à face, la symétrie est parfaite : costume marron pour Chucho Valdes et blanc pour Michel Legrand, un béret chacun, on voit que ces deux là ont développé une grande complicité. Leur musique ainsi que leur façon de poser leurs mains sur le piano, sont en parfaite complémentarité, un coté plus doux cependant pour Chucho Valdes, le geste est plus souple tandis que Michel Legrand marque davantage la rythmique Ils ont su nous transporter dans la plénitude de l’été, du jazz et du piano. Quelques gouttes de pluie vont nous rafraîchir à l’entracte, juste le temps de prendre un k-way avant le début de Madeleine Peyroux. La jeune femme parle très bien français, pas étonnant puisqu’elle a passé une partie de sa jeunesse en France, c’est ainsi qu’elle jouera quelques morceaux en français. Sa voix chaude ne nous laisse pas sans rappeler la voix de Billie Holiday, et a su envoûter la totalité de l’amphithéâtre. Ce n’est pas ces quelques gouttes de pluie qui allait suffire à nous refroidir !

Suite de l’aventure des Nuits de Fourvières avec le concert de The Servant et de la nouvelle formation de Damon Albarn : The Good, The Bad and The Queen. Le concert commence énergiquement avec The Servant, pur produit de la pop anglaise le groupe est mené par le chanteur charismatique Dan Black aux danses parfois curieuses : il investit la scène tel un chamalo pouvant se tordre dans tous les sens. L’ambiance est au rendez-vous mais nous allons vite revenir à un ton plus solennel avec The Good The Bad and The Queen.

En effet, c’est au tour de Damon Albarn et de son équipe de monter sur scène. Tous vêtus de noir, de grands chapeaux haut de forme, ils nous mettent directement dans l’atmosphère de leur musique.

Damon Albarn, Paul Simon (Ex Clash), Simon Tong (Ex Verve) et Tony Allen, nous ont raconté une histoire tout au long du concert celui d’un quartier de Londres : Portobello Market. Ce que cette nouvelle formation de Damon Albarn voulait nous faire ressentir est monté en intensité au fil du concert : chant lent, ballade au piano, percussions mystiques : The Good, The Bad and The Queen respire surtout l’air mélancolique et inquiet de l’Angleterre d’aujourd’hui. Ce concert s’est déroulé telle une véritable représentation entre concert et mise en scène : le résultat est réussi et ce moment bien particulier a su nous transporter aux portes du quartier de Portobello Market.

Fin de notre aventure des Nuits de Fourvière avec une soirée « trip hop ». Ce sont Craig Amstrong suivi de AIR qui se sont produit ce dimanche 29 juillet. Pour la première partie, il fallait être initié pour apprécier : beaucoup de clavier : 4 jeunes filles, Craig Amstrong en fond nous racontant l’histoire des différents morceaux. Un style un peu particulier : planant, lent, très volatile. On le préfère en compositeur de musiques de films. Le duo tant attendu, pris le relais. Les deux acolytes vêtus de blanc ont l’ « air » d être en forme ; Accompagnés de trois autres musiciens, ils vont nous donner tout ce que l’on attendait d’eux : nous plonger dans leur monde bien à eux ! Ambiance étoilée dans le ciel et sur scène, nous avons eu droit à une répertoire large de leur « tubes » : des morceaux de leur nouvel album Pocket Symphonie, en passant par la B.O de Virgin Suicides et la célèbre chanson « Sexy Boy » de leur album Moon Safari On n’avait plus qu’a se laisser porter et savourer ce moment haut en voix.
On n’a pas envie que ça s’arrête et on regrette le court temps où ils ont joué, une heure et quart au total : ils finiront en crescendo avec un morceau de plus en plus pop où le batteur se déchaîne.

Si tous les concerts et spectacles étaient à la hauteur des concerts auxquels nous avons assisté, nous ne pouvons que tirer notre chapeau à cette 61ème édition des Nuits de Fourvières. Une bonne organisation, un poil trop rigide, mais qui a le mérite de ne pas se laisser déborder.
 [2007-08-04] Source : Le Guide des Festivals  Claire]

 

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