Africolor : bientĂ´t l'ouverture.


19ème édition : l'humour en prime

En ce jour de grève qui s’annonce comme un sérieux bras de fer, la 19 ème édition d’africolor se prépare…avec confiance !
Il faut bien dire qu’Africolor en a connu d’autres, comme les grèves de 1995 qui se sont arrêtées une semaine avant le début du festival alors que celui-ci se déroulait encore sur trois jours au Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis. Depuis Africolor s’est déployé sur tout le territoire de la Seine-Saint-Denis, grâce à l’aide précieuse du Conseil Général du 93 et des dix-huit salles successives qui nous accueillent.

Africolor affronte pourtant d’autres difficultés, qui vont de l’obtention des visas des artistes à un engagement financier de nos partenaires qui se rétrécit d'année en année (mais cela concerne tous les festivals qui ne savent plus trop de quoi sera fait le futur proche). Cela n’empêche pas africolor d’affirmer chaque fois plus son identité dans l’itinérance d’un festival qui se veut avant tout engagé et créateur.
Chaque soirée est imaginée à partir d’une rencontre humaine et d’une volonté artistique forte. En 2005, l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois accueillait l’une des plus belles soirées du festival : « Transes et Métissages chez les Gnawas du Maroc » avec d’une part le groupe d’un des plus grand maâlem de Casablanca, Amida Boussou, et Sewaryé, un groupe de fusion composé de musiciens marocains et de musiciens hexagonaux dirigé par le fils d’Amida Boussou, Hassan Boussou, installé à Lille. En février 2007, Amida Boussou décédait à Casablanca. Africolor ne pouvait manquer de rendre hommage à ce maâlem, l’un des premiers à tisser des liens avec les origines africaines de la musique gnawa avec les chasseurs du Mali, comme avec les stars du rock et du jazz.

Comme à son habitude, africolor a donc concocté pour le 24 novembre une soirée d’ouverture « sur-mesure » : un hommage au maître Amida Boussou avec ses anciens musiciens venus spécialement du Maroc sous la direction du fils Hassan Boussou. Une création qui s’appuie sur la présence de deux musiciens maliens : Moriba Koita au n’goni et Ibrahima Diabaté au doum doum.

Le concert se déroule à l’Espace Marcel Chauzy à Bondy, donc en "proche" banlieue, pas tout à fait la porte à côté surtout s’il n’y a ni métro, ni RER. Il vous reste donc une semaine pour échauffer vos mollets à coups de Vélib’ (si tant est que vous en trouviez encore) ou de marche à pied. A moins que vous ne préfériez le co-voiturage : ça créé des liens…Enfin bref si vous arrivez à Bondy…On vous offre le thé à la menthe !

A samedi prochain.
 [2007-11-15] Source : L’équipe d’africolor  Laetitia]

 

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